La passion de l’écriture, il l’a contractée tout petit. En Martinique, la terre d’adoption qui l’a vu grandir, Mike Ibrahim le petit parisien aux origines mêlées malgaches, comoriennes, bretonnes et afro-américaines, a étudié la littérature moderne tout en se nourrissant de chansons glanées à la radio : James Brown ou Jacques Higelin, Beatles ou Gainsbourg, Terence Trent d’Arby ou Vangelis, rien n’est trop beau pour cet insatiable amoureux des mélodies. Un jour de rêverie, il a comme un déclic et finit par se dire que la musique est peut-être le moyen idéal pour raconter des |
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histoires. Lui qui écrivait des poèmes, composera aussi des chansons. D’autant que le poète est doté d’une voix, une vraie. Une voix capable d’émouvoir sans forcer, d’attendrir sans larmoyer, une voix qui semble vous parler à l’oreille, intime et familière. Ses chansons, Mike Ibrahim les a déjà inaugurées sur scène, en première partie de Maxime Le Forestier ou Julien Clerc. Car sa musique, il la conçoit avant tout comme un dialogue, un partage, une façon de communiquer. Pas étonnant, donc, qu’il ait fait sienne cette phrase de Camus, « Si le monde était clair, l’art ne serait pas ». |